mercredi 23 novembre 2011

Petit dictionnaire de citations à l’usage des jeunes générations – Extrait 41

l’ATTRACTION passionnée

L’attraction est à la matière inanimée ce que l’amour est à la matière vivante. 

Lichtenberg, Le miroir de l’âme.

mardi 22 novembre 2011

Les fabuleuses aventures de Yan « big-balls-of-fire » Ciret – Épisode 4

4. Consolamentum

Voilà donc ce qui arriva, lorsque sorti de la Nuit, Yan a, pour une fois de plus, déployé (en vain) l’étendard de la « bonne vieille cause » (perdue) des « avant-gardes de la négation » (qui on fait leur temps). Sans beaucoup impressionner, il faut bien le dire, les « mauvais garçons » et les fausses « jeunes filles » — sauf une qui en pinçait pour le beau Yan — qui fréquentaient ces « bas-fonds » ; ni convaincre les irréductibles OTistes et les VOYERistes fanatiques, perdus dans leur trip apocalyptique, qui y étaient installés à demeure et voulaient, à défaut d’autre chose, au moins casser la barraque.

Pourtant Yan, tu n’es pas tout seul, perdu à jamais dans le silence glacé de la Nuit du Monde — « il est [toujours] minuit dans le siècle » —, à faire le guignol sur ton surf ; il y a d’autres « enfants perdus » qui eux aussi tournent en rond dans la Nuit sur leurs patinettes ou leurs rollers, des mécréants de la première ou de la dernière heure, sans foi ni lieu, qui peut-être, va savoir, sont eux aussi les membres dispersés de l’Ecclésia future, les scintillae, dispersées depuis la Nuit du Temps par le Mauvais Démiurge, qu’il faut rassembler dans un Nouveau Parti — quel travail ! — pour l’Armageddon qui vient.

Les fabuleuses aventures de Yan « big-balls-of-fire » Ciret – Épisode 3

3. Je suis partout – Surf’s Up

D’où la multiplication de notre super-héros qui bataille sur tous les fronts : en vain. Le sémillant propagandiste des « avant-gardes de la négation » mène en fait un combat d’arrière-garde qui consiste principalement dans la mise en spectacle de mouvements qui, pour avoir brillés un temps au firmament de la subversion culturelle (et sociale), n’en ont pas moins tous été vaincu. Il participe ainsi activement à l’exploitation nostalgique des (vielles) gloires (dé)passées dont les productions alimentent ad nauseam des Musées dont le modernisme s’habille toujours à Pompéi. Mais comme en même temps Yan a fait de cette activité réactionnaire son fond de commerce, il s’y retrouve évidemment ; mais non sans déchirement : comme le surfer d’argent il souffre parce que personne ne le comprend — pourtant, si, Yan, et j’en fais ici la démonstration.

Pendant que j’y suis, ici, donc, je voudrais rappeler un épisode de la saga sidérante de notre super-héros qui ne se trouve pas répertorié dans son CV, je veux parler de son passage (remarqué) au debord(el) — qui lui non plus n’existe plus, c’est bien triste à dire — sous le déguisement (transparent : oh ! le coquin) de Bartleby. Pour ceux qui ne sortent pas, je rappelle que le debord(el) fut un de ces e-salon (très spéciaux) où tout un chacun pouvait venir incognito (relativement, c’est vrai) donner libre cours à tous les débordements (verbaux) sans aucune censure — n’en déplaise aux OTistes. Or donc, un soir, Yan, revêtu de la tunique (transparente, donc ; c’était fait exprès pour exciter et ça a marché au-delà de ses espérances) de Bartleby, pénétra dans la debord(el) pour y apporter la bonne parole (en même temps que ses attributs qui ne le quittaient jamais). Il ne fut pas déçu du voyage, je peux en témoigner — je dois à la vérité de dire que je fréquentais moi aussi cet établissement si accueillant. Et la encore, malgré toute sa fougue et ses arguments, il fut défait et contraint de partir la queue entre les jambes, comme il se doit.


(À suivre)

lundi 21 novembre 2011

Les fabuleuses aventures de Yan « big-balls-of-fire » Ciret – Épisode 2

2. Une figure de l’« inflation »

Certains naissent avec une cuillère en argent dans la bouche, d’autres avec une cuillère en plastique (guess Who ?) ; mais le petit Yan qui fait partie de la première catégorie a certainement tété aussi le nectar directement au sein rebondi d’une créature qui avait la beauté du Diable — Prince de la négation, comme chacun sait. Ce qui explique la brillante carrière qu’il poursuit depuis lors sans débander apparemment. Le problème c’est que Yan, devenu (plus) grand, s’est pris le melon : bref, « il se la pète » sévère, comme on dit vulgairement —   souviens-toi de la fable de la grenouille —, Yan les Grecs, du temps qu’ils étaient civilisés, parlaient d’hybris ; mais le résultat est le même, fais gaffe quand même, Yan ! Bref, c’est ainsi que Yan « big-balls-of-fire » Ciret s’est transformé en ce super-héros, infatigable défenseur (et promoteur) de la cause (perdue) des « avant-gardes de la négation » — qui, malheureusement, ont cessées d’exister — comme Paris d’ailleurs où elles avaient trouvé, pour un temps qui lui non plus n’existe plus, refuge — l’un expliquant peut-être l’autre. Yan, c’est un peu le surfeur d’argent, si on veut, super-héros tragique qui erre dans le vide sur sa planche sans pouvoir trouver le salut pour lui-même ; mais décidé à poursuivre coûte que coûte sa mission.


(À suivre)

dimanche 20 novembre 2011

Les fabuleuses aventures de Yan « big-balls-of-fire » Ciret – Épisode 1

1. L’enfance d’un (super) héros

Comme chez tous les (super) héros, la naissance et l’enfance de Yan « big-balls-of-fire » sont entourées de mystère ; et, indépendamment du fait qu’il devait certainement « en avoir de grosses », de tout le reste nous ne savons pour ainsi dire rien. Aussi n’en parlerons-nous  pas — malgré l’adage pourtant souvent vérifié : qu’on ne parle jamais aussi bien que de ce que l’on ne connait pas. Ce qui est certain c’est que, indépendamment de la taille de ses « attributs » qui n’a jamais véritablement fait l’objet d’une mesure précise, le jeune Yan avait « le cul bordé de nouilles ». Une fata ou plus probablement un daimôn s’est penché, à n’en pas douter, sur son berceau. Son CV en apporte la preuve :

Lauréat de la Villa-Médicis-Hors-Les-Murs, Yan Ciret est critique et essayiste.

Il participe au comité de rédaction d’Art Press où il écrit des articles sur les arts plastiques, la philosophie, la littérature, les arts de la scène et à différents numéros hors-série : Il dirige le numéro spécial d’Art Press : “Le cirque au-delà du cercle”, rédige un dossier spécial : « Insiders/outsiders » sur les nouvelles littératures et performances plastiques et participe, entre autres, aux numéros spéciaux : “Représenter l’horreur” ou “Le burlesque : une aventure moderne”.

Il coordonne plusieurs dossiers de la revue Arts de la Piste (la critique, le cercle, etc.). Collabore au Magazine Littéraire notamment pour les numéros spéciaux : « Guy Debord » et : « Bernard-Marie Koltès », aux Cahiers de Médiologie (Gallimard), numéro spécial : “Lux, des Lumières aux lumières”, aux Inrockuptibles, à Mouvement, à L'infini, Lexi/texte - Théâtre de la Colline, Positif, non-fiction ... Il est Critique à France Culture (La suite dans les idées, service société et culture, 2000- 2002), il est également producteur de plusieurs séries radiophoniques pour “Surpris par la nuit”.

Yan Ciret est aussi commissaire d’expositions. La dernière par l’importance, la rétrospective : « Après la fin de l’art (1945-2003) » au Musée d’art moderne de Saint-Etienne. Il en conçoit et dirige le catalogue “Figures de la négations / Avant-gardes du dépassement de l’art” (Éditions Paris-Musées).

Il est l'auteur de la biographie de Georges Lavaudant : « Archipel Lavaudant » (Bourgois, 1997). Il a notamment publié : « Chroniques de la Scène Monde » en 2000, et la même année : « Passions civiles » avec Stanislas Nordey, aux Éditions de La passe du vent. En 2007, il publie, avec Valère Novarina : « Le vrai sang » (éditions Héros-Limites).

Son dernier ouvrage : « Le Mythe Situationniste de la ville » sur l’urbanisme et les avant-gardes est paru en 2008 aux éditions Peccolo (Italie). Autres publications chez le même éditeur : « Lettrisme et situationnisme » 2006 / Gil Wolman, « Art scotch 1963 », 2007 / François Dufrêne « Dessous d’affiches », 2007.

Yan Ciret participe aussi à de nombreux colloques et conférences, parmi les derniers en date : ”Koltès, Notre contemporain” et “Cinéma et architecture”, Centre Beaubourg / Colloques : « Les avant-gardes après 1945 » à Cerisy / « Guy Debord » à la Sorbonne et au Parlement des philosophes, Musée d’art moderne de Strasbourg / « Isou, Violence et Paradis » à l’École des Beaux-Arts de Besançon / Séminaire sur l’anthropologie et l’esthétique des arts forains et du cirque, à l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, et à l’Académie Fratellini de Saint-Denis / Colloque ”Bibliothèque Koltès” à Metz.

On voit que le qualificatif de : « super-héros » n’est pas usurpé.


(À suivre)

samedi 19 novembre 2011

PUBLICITÉ

Bientôt sur ce blog, notre nouveau feuilleton :

Les AVENTURES FABULEUSES de :

Yan « big-balls-of-fire » Ciret, super-héros flamboyant — qui brûle et qui dure ! — promoteur tout terrain des « avant-gardes de la négation ».

Breaking News (again) : Yan Ciret Tour Operator


Keep on trucking, Yan !